


Et ce sont un des premiers animaux que j'ai entendu me parler !
C'est une histoire qui petite m'a toujours fait pleurer, dont j'ai modifié la fin
Que Monsieur Alphonse DAUDET me pardonne ! je lui rend hommage
Ce pauvre Monsieur Seguin n'avait jamais eu de bonheur avec ses chèvres
Il les perdait toutes de la même façon : un beau matin, elles cassaient leur corde, s'en allaient dans la montagne, et là-haut le loup les mangeait. Ni les caresses de leur mam, ni la peur du loup, rien ne les retenait. C'était, paraît-il, des chèvres indépendantes, voulant à tout prix le grand air et la liberté.
Le brave Monsieur Séguin, qui ne comprenait rien au caractère de ses bêtes, était consterné. Il disait :
- C'est fini ; les chèvres s'ennuient chez moi, je n'en garderai pas une.
Cependant, il ne se découragea pas, et, après avoir perdu six chèvres de la même manière, il en acheta une septième ; seulement, cette fois, il eut soin de la prendre toute jeune, pour qu'elle s'habituat à demeurer chez lui.
Ah ! qu'elle était,jolie la petite chèvre de Monsieur Séguin ! qu'elle était,jolie avec ses yeux doux, sa barbiche de sous-officier, ses sabots noirs et luisants, ses cornes zébrées et ses longs poils blancs qui lui faisaient une houppelande ! C'était presque aussi charmant que le cabri d'Esméralda,
- et puis, docile,
- caressante, se laissant traire sans bouger, sans mettre son pied dans l'écuelle. Un amour de petite chèvre...
M. Séguin avait derrière sa maison un clos entouré d'aubépines. C'est là qu'il mit la nouvelle pensionnaire.
Il l'attacha à un pieu, au plus bel endroit du pré, en ayant soin de lui laisser beaucoup de corde, et de temps en temps, il venait voir si elle était bien. La chèvre se trouvait très heureuse et broutait l'herbe de si bon coeur que M. Séguin était ravi.
- Enfin, pensait le pauvre homme, en voilà une qui ne s'ennuiera pas chez moi !
Monsieur Séguin se trompait, sa chèvre s'ennuya.
Un jour, elle se dit en regardant la montagne :
- Comme on doit être bien là-haut ! Quel plaisir de gambader dans la bruyère, sans cette maudite longe qui vous écorche le cou !... C'est bon pour l'âne ou pour le boeuf de brouter dans un clos !... Les chèvres, il leur faut du large. .
À partir de ce moment, l'herbe du clos lui parut fade.
l'ennui lui vint. Elle maigrit, son lait se fit rare. C'était pitié de la voir tirer tout le jour sur sa longe, la tête tournée du côté de la montagne, la narine ouverte, en faisant Mê.!... tristement.
Monsieur Séguin s'apercevait bien que sa chèvre avait quelque chose, mais il ne savait pas ce que c'était... Un matin, comme il achevait de la traire, la chèvre se retourna et lui dit dans son patois :
- Écoutez, MAM je me languis chez vous, laissez-moi aller dans la montagne.
- Ah ! mon Dieu !... Elle aussi ! cria Monsieur Séguin stupéfait, et du coup il laissa tomber son écuelle ; puis, s'asseyant dans l'herbe à côté de sa chèvre :
- Comment, Blanquette, tu veux me quitter !
Et Blanquette répondit :
- Oui, MAM
- Est-ce que l'herbe te manque ici ?
- Oh ! non ! MAM
- Tu es peut-être attachée de trop court, veux-tu que j'allonge la corde ?
- Ce n'est pas la peine, MAM
- Alors, qu'est-ce qu'il te faut ? qu'est-ce que tu veux ?
- Je veux aller dans la montagne, MAM
- Mais, malheureuse, tu ne sais pas qu'il y a le loup dans la montagne... Que feras-tu quand il viendra ?...
- Je lui donnerai des coups de cornes, MAM
- Le loup se moque bien de tes cornes. Il m'a mangé des biquettes autrement encornées que toi... Tu sais bien, la pauvre vieille Renaude qui était ici l'an dernier ? une maîtresse chèvre, forte et méchante comme un bouc. Elle s'est battue avec le loup toute la nuit... puis, le matin, le loup l'a mangée.
- Pécaïre ! (patois de la montagne qui veut dire ("PAUVRE")(de toi en sorte) Pauvre Renaude !... Ça ne fait rien, monsieur Séguin, laissez-moi aller dans la montagne.
- Bonté divine !... dit M. Séguin ; mais qu'est-ce qu'on leur fait donc à mes chèvres ? Encore une que le loup va me manger... Eh bien, non... je te sauverai malgré toi, coquine ! et de peur que tu ne rompes ta corde, je vais t'enfermer dans l'étable et tu y resteras toujours.
Là-dessus, M. Séguin emporta la chèvre dans une étable toute noire, dont il ferma la porte à double tour.
Malheureusement, il avait oublié la fenêtre et à peine eut tourné, que la petite s'en alla...Tu ris,
Parbleu !
Quand la chèvre blanche arriva dans la montagne, ce fut un ravissement général. Jamais les vieux sapins n'avaient rien vu d'aussi joli. On la reçut comme une petite reine. Les châtaigniers se baissaient jusqu'à terre pour la caresser du bout de leurs branches. Les genêts d'or s'ouvraient sur son passage, et sentaient bon tant qu'ils pouvaient. Toute la montagne lui fit fête.
Pensez vous, si notre chèvre était heureuse !
Plus de corde, plus de pieu... rien qui l'empêchât de gambader, de brouter à sa guise... C'est là qu'il y en avait de l'herbe ! jusque par-dessus les cornes, mon cher!... Et quelle herbe! Savoureuse, fine, dentelée, faite de mille plantes... C'était bien autre chose que le gazon du clos. Et les fleurs donc !... De grandes campanules bleues, des digitales de pourpre à longs calices, toute une forêt de fleurs sauvages débordant de sucs capiteux !...
La chèvre blanche, à moitié soûle, se vautrait là-dedans les jambes en l'air et roulait le long des talus, pêle-mêle avec les feuilles tombées et les châtaignes... Puis, tout à coup elle se redressait d'un bond sur ses pattes. Hop ! la voilà partie, la tête en avant, à travers les maquis et les buissières, tantôt sur un pic, tantôt au fond d'un ravin, là haut, en bas, partout... On aurait dit qu'il y avait dix chèvres de Monsieur Séguin dans la montagne.
C'est qu'elle n'avait peur de rien la Blanquette.
Elle franchissait d'un saut de grands torrents qui l'éclaboussaient au passage de poussière humide et d'écume.
Alors, toute ruisselante, elle allait s'étendre sur quelque roche plate et se faisait sécher par le soleil... Une fois, s'avançant au bord d'un plateau, une fleur de cytise aux dents, elle aperçut en bas, tout en bas dans la plaine, la maison de Monsieur Séguin avec le clos derrière. Cela la fit rire aux larmes.
- Que c'est petit ! dit-elle ; comment ai-je pu tenir là dedans ?
Pauvrette ! de se voir si haut perchée, elle se croyait au moins aussi grande que le monde...
En somme, ce fut une bonne journée pour la chèvre de Monsieur Séguin.
Vers le milieu du jour, en courant de droite et de gauche, elle tomba dans une troupe de chamois en train de croquer une lambrusque à belles dents. Notre petite coureuse en robe blanche fit sensation. On lui donna la meilleure place à la lambrusque, et tous ces messieurs furent très galants... Il paraît même, - ceci doit rester entre nous, qu'un jeune chamois à pelage noir, eut la bonne fortune de plaire à Blanquette. Les deux amoureux s'égarèrent parmi le bois une heure ou deux, et si tu veux savoir ce qu'ils se dirent, va le demander aux sources bavardes qui courent invisibles dans la mousse.
Tout à coup le vent fraîchit. La montagne devint violette ; c'était le soir.
- Déjà ! dit la petite chèvre ; et elle s'arrêta fort étonnée.
En bas, les champs étaient noyés de brume. Le clos de
Monsieur Séguin disparaissait dans le brouillard, et de la maisonnette on ne voyait plus que le toit avec un peu de fumée. Elle écouta les clochettes d'un troupeau qu'on ramenait, et se sentit l'âme toute triste... Un gerfaut, qui rentrait, la frôla de ses ailes en passant. Elle tressaillit...
Puis ce fut un hurlement dans la montagne :
- Hou ! hou !
Elle pensa au loup ; de tout le jour la folle n'y avait pas pensé... Au même moment une trompe sonna bien loin dans la vallée. C'était ce bon Monsieur Séguin qui tentait un dernier effort.
- Hou ! hou !... faisait le loup.
- Reviens ! reviens !... criait la trompe.
Blanquette eut envie de revenir ; mais en se rappelant le pieu, la corde, la haie du clos, elle pensa que maintenant elle ne pouvait plus se faire à cette vie, et qu'il valait mieux rester.
La trompe ne sonnait plus...
La chèvre entendit derrière elle un bruit de feuilles.
Elle se retourna et vit dans l'ombre deux oreilles courtes, toutes droites, avec deux yeux qui reluisaient...
C'était le loup.
Énorme, immobile, assis sur son train de derrière, il était là regardant la petite chèvre blanche et la dégustant par avance. Comme il savait bien qu'il la mangerait, le loup ne se pressait pas ; seulement, quand elle se retourna, il se mit à rire méchamment.
- Ah ! ha ! la petite chèvre de Monsieur Séguin ! et il passa sa grosse langue rouge sur ses babines d'amadou.
Blanquette se sentit perdue... Un moment, en se rappelant l'histoire de la vieille Renaude, qui s'était battue toute la nuit pour être mangée le matin, elle se dit qu'il vaudrait peut-être mieux se laisser manger tout de suite; puis, s'étant ravisée, elle tomba en garde, la tête basse et la corne en avant, comme une brave chèvre de Monsieur Séguin qu'elle était... Non pas qu'elle eût l'espoir de tuer le loup, les chèvres ne tuent pas le loup, - mais seulement pour voir si elle pourrait tenir aussi longtemps que la Renaude...
Alors le monstre s'avança, et les petites cornes entrèrent en danse.
Ah ! la brave chevrette, comme elle y allait de bon coeur! Plus de dix fois, sans mentir elle força le loup à reculer pour reprendre haleine. Pendant ces trêves d'une minute, la gourmande cueillait en hâte encore un brin de sa chère herbe ; puis elle retournait au combat, la bouche pleine... Cela dura toute la nuit. De temps en temps la chèvre de Monsieur Séguin regardait les étoiles danser dans le ciel clair et elle se disait :
- Oh ! pourvu que je tienne jusqu'à l'aube...
L'une après l'autre, les étoiles s'éteignirent. Blanquette redoubla de coups de cornes, le loup .......
Une lueur pâle parut dans l'horizon... Le chant du coq enroué monta d'une métairie.
Le loup déclara forfait ! si ce dernier venait à manger la Blanquette, les cornes de la chèvre perforeraient sans doute son intestin ! les sabots aussi,
Adieu Blanquette, !
Monsieur SEGUIN tout essoufflé, d'avoir chercheé sa chèvre, la trouva blessée, il la redescendit de la montagne, la prit dans son humble demeure, et la soigna....
La Blanquette jura ses Grands Dieu que l'on ne l'y prendrait pas de si tôt à fuguer de la sorte !
Au bout de quelques temps, et par un joli matin, Monsieur Seguin vit arriver trois petits chevreaux d'une couleur, et d'une forme qu'il ne pu décrire ?
Ils étaient si mignons,
La Blanquette avait gardé tout de même un souvenir de la montagne !
Monsieur SEGUIN put ainsi filer des jours heureux auprès de ses biquettes, qui ne se rendaient à la montagne qu'en sa compagnie ! et celui d'un gros chien de berger qu'il avait adopté
Le loup regardait du haut de la montagne ce troupeau bien étrange, ! et riait dans sa barbe d'avoir vu des images ????? (qu'elle drôlesse cette Blanquette)....
Voilà l'histoire arrangée par Camille, je n'aime pas les histoires tristes,
vous pourrez la raconter à vos enfants sans qu'ils ne pleurent à la fin !
Morale de la véritable histoire le la chèvre de Monsieur Seguin!
Entre paranthèses Mr A.Daudet aussi entendait les animaux !
Alerte aux mangeurs de chèvres !
Faites attention aux cornes de celles ci ! dans l'estomac c'est inassimilable, et pensez à la chèvre de ce pauvre Monsieur SEGUIN ! (il faut dire qu'il y a des gens qui se nourrissent de n'importe quoi pourvu que ce soit de la viande !) alors faites attention aux rôdeurs, Mesdames et Messieurs, si vous portez des cornes (une barbichette) vous risqueriez fort d'être mangés par des loups ! (révisez votre look).....
sur les sites 30 millions d'amis, fondation Brigitte Bardot, SPA, et bien d'autres encore on peut adopter des tas de blanquette, et vous verrez vous ne serez pas déçus par cet animal cornu !
Par le passé mon Grand-Père avait une petit chèvre alpine qu'il surnoma sofie, elle n'aimait pas ma fille Caroline, la poursuivant au but de lui faire peur ! elle rentrait dans la salle à manger et lorsqu'elle pouvait atteindre l'armoire de ma Grand mère, elle y mettait des coups de cornes ! sa place était sur le perron, elle dominait et chevrotait à chaque passant ! (un véritable chien de garde) et je puis vous dire recommander le fromage de chèvre,
Bien plus précieux que la fortune, la santé se révèle fortifiée par la consommation du lait de chèvre et de ses dérivés, fromage, beurre, yaourt, kéfir... petit lait résultant d'un caillement à la chardonnette.
Zeus (Jupiter) le père et le maître des dieux a été nourri par le breuvage de la chèvre Amalthée afin de demeurer à jamais par sa force et sa vigueur le dieu des dieux. Très vite sa robustesse fut telle qu'il cassa par inadvertance une corne de sa nourrice qu'il transforma sur le champ en corne d'abondance.
Aujourd'hui, le lait de chèvre et ses dérivés sont remis à l'honneur par les travaux de l'école pédiatrique de Nantes
La grande fête annuelle des fromages de Sainte-Maure-de-Touraine nous permet d'honorer pour ses immenses bienfaits la chèvre, mère du monde et fille du soleil, qui nous éclaire jour et nuit, en effet Capella la chèvre, de la constellation du Cocher, est une étoile supergéante égale à 2000 fois le diamètre du soleil !
Prescrire du lait de chèvre en pédiatrie : révolutionnaire ? » 1989.
Le lait de chèvre mise sur l'avenir
Congrès des éleveurs de chèvres
une petite recette du jour,
LASAGNES au fromage de chèvre
1 Belle aubergine,
3 belles tomates
2 gros fromages de chèvre
sel poivre, ail, feuilles de menthe
Coupez l'aubergine en fines lamelles,
faites la cuire dans un peu d'huile d'olive,
faites de même avec les tomates coupées en rondelles,
et alternez,
une tranche d'aubergine, une de chèvre une de tomate, répétez l'opération 3 ou 4 fois,
parsemez de feuilles de menthe, et glissez au four 200°
au moment de servir ajoutez une cuillère à café d'huile d'olive et un dé de sirop de menthe
Le résultat est surprenant et vos hôtes seront charmés,
bonne journée à tous et à toutes
Camillou











Belgique
France

Les ânes aussi vivent un calvaire avec les hommes (enfin certains) ! à ce qu'il paraît on en fait même du saucisson ? (non mais un jour viendra vous verrez les plus forts feront du saucisson des plus faibles) (alors évitez d'être faibles !!!...)
Je tiens tout d'abord à remercier Monsieur Henri de RAINCOURT Président Groupe UMP, de sa réponse à mon courrier sur la tauromachie, et je me doit de vous exposer cette lettre.



